Plus haut plus vrai

Conquis par la finesse d’une galaxie.

Khalid Louguid

Une source pour me rappeler à ton sourire, une étoile pour dévoiler le dernier mot, le verbe, ma partition. J’ai tissé sur un nuage ton nom, ton parfum habite les roses des jardins suspendus. Il n’y a pas de plus belle raison de se laisser rêver pourtant je reste un écorché de la vie, j’ai raccroché mon tableau blanc, un point au milieu… la fin d’un chapitre. Je ne tiens plus à croire à cette chose imperceptible… Une tache noire.
Tant de souffrances que je cache dans mon silence, l’odeur du soufre danse autour de la flamme, je veux prendre soin de ce qui reste de lumière. Encore quelques mots que je veux gribouiller pour démystifier cette magie brisée. Je n’attends plus rien, je veux déchirer le lien qui me retient à l’étoile boréale.
Je frappe de ma plume des mots en braille, je déraille de ma ligne pour me jeter dans le vide. Dans un second souffle je retiens une larme aussi lourde que du plomb. Que le vent balaie ma passion, j’ai trop donné sur ce tableau articulé, j’y ai véhiculé mon sceau, elle n’était qu’une fiction, l’addition d’une belle et d’un tableau.
J’ai tant de mal à continuer, à effleurer un présent absent, une addiction qui me prend de toute part. Va voir ailleurs tu m’y retrouveras car dans chaque lèvre que tu caresseras tu penseras à ce gout que je t’offrais, tu me haïras au point de me supplier de te pardonner. Tu es la folie, un saltimbanque dans mon esprit, tu diriges mes rêves, je deviens fou, je veux une trêve. Il y a un vide qui s’achève, j’ai mal même si les partitions n’ont plus le même rythme, ne reste plus là dans mes pensées.
Que serait un glaive sans une armure ? Que serait une rose sans ses épines ? Elle se dévoilerait sans protection, comme je l’ai fait devant ton sourire dessiné à l’amour du parfait. Le bonheur n’existe que pour ceux qui bâtissent une vie équilibrée, sans illusion… je vis une frustration, moi qui suis claustrophobe sans toi, je veux me libérer de ton joug. Chaque nuit est une destructrice qui arrive à faire de moi une matrice, des mots et des maux qui ne se conjuguent qu’au présent. C’est encore en ce jour, pour tous ces jours qui viendront nous rappeler que nous ne sommes pas juste amoureux mais heureux d’être les vagues de la vie. Je me laisse tenter par une dernière ligne, juste une courbe pour finir conquis par la finesse d’une galaxie pas plus grande que ta paume.
Bonne fête mon amour.

Khalid Louguid