On a tendance à dire que les femmes sont très dures entre elles, et qu’elles seraient aussi plus rancunières. S’agit-il d’un cliché ou d’une caractéristique biologique ?

Les hommes plus agressifs, les femmes plus rancunières

Pour le déterminer, une équipe de chercheurs d’Harvard a regardé des centaines de vidéos de combats sportifs. Leur but ? Observer comment les hommes et les femmes gèrent une défaite ou une victoire, que ce soit en boxe, en tennis, en badminton…

L’important, c’était d’observer le comportement des sportifs à l’issue du match. Et si les hommes se révèlent plus agressifs pendant le match en lui-même, une fois le combat terminé, ils ont plus tendance à engager un contact physique avec leur adversaire.

Une main serrée ou une tape dans le dos, et les deux adversaires semblent faire la paix, contrairement aux femmes.

La rancune chez les femmes, une histoire de répartition des rôles ?

Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs ont dressé un parallèle avec les chimpanzés, chez qui les mâles peuvent se révéler très violents (allant jusqu’à tuer l’un des leurs), avant de faire la paix.

Un comportement vital, puisqu’ils ont besoin de la force d’un groupe soudé pour faire face aux prédateurs. Et cet instinct du « mâle guerrier » se retrouverait aussi chez l’être humain !

Selon Joyce Benenson, professeure au département de Biologie et de l’Évolution humaine, « les hommes n’aiment pas être en conflit pour être sûrs qu’ils pourront compter sur des alliés en cas d’attaque du groupe. »

Au contraire, dans la répartition traditionnelle des rôles, les femmes évolueraient plutôt dans un cercle restreint, entre famille et amis, et auraient moins besoin d’entretenir de bonnes relations avec des personnes extérieures…

Qu’on croit ou pas à ces conclusions, Joyce Benenson rappelle que ce comportement féminin peut être handicapant au sein d’un environnement professionnel.

On veut bien essayer d’éviter les conflits au bureau, mais on nous a dit qu’il était parfois productif de détester son collègue de travail. On est perdues…