Plus haut plus vrai

Le handicap

Le handicap

Le handicap, je vis avec, vous savez quand le destin décide de vous donner comme compagnon le handicap, on vit cela au départ comme une avanie. Alors on n’a pas d’autres choix que de se lancer dans une quête initiatique afin d’apprendre à s’aimer, avec humilité, à se pardonner et à cesser de culpabiliser.

Au départ, la non acceptation conduit au chagrin, à la tristesse, ces sentiments négatifs font partis de notre humanité.

Après les temps vacarmes, les tempêtes, où la clarté est absente, tout paraît obscur, rien d’alarmant, il est nécessaire de passer par l’obscurité pour aller vers la lumière, qui est révélation et chemin.

La compréhension demande du temps, de la pratique, elle nous permet ensuite de faire une place à nos émotions négatives, on se méprend mais on apprend au final à ne pas les refouler .J’ai appris à m’aimer, à me pardonner, à avoir de la gratitude envers mon âme et envers la vie. Se pardonner, pardonner est une libération.

On dit souvent que la beauté commence par l’acceptation, alors même diminué, un bienfait en moins on se trouve beau ou belle.

À travers ma quête, mes soliloques, mes larmes, mes tristesses, mes solitudes, j’ai consenti et compris, que bonheur et handicap ne sont pas en dichotomie, ils se marient merveilleusement bien. De cette épreuve de vivre avec un handicap, on acquiert de la sagesse, de la simplicité, la notion du bonheur devient réelle et accessible.

J’ai retrouvé cette candeur de mon enfance et mon âme épicurienne.

J’ai vu des femmes et des hommes, viser haut, viser la lune en ayant des handicaps, ils sont des modèles, des optimistes contagieux, se surpasser est leur devise.

Le baume aux cœurs à celles et ceux qui sont encore sujet aux doutes aux peurs aux souffrances en raison de leur handicap. Souriez, aimez-vous, pardonnez-vous, la vie a besoin de vous pour lui de la chaleur et la lumière.

Azdine Salhi