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Quand le Football est sur Orbite… Le monde s’ébranle !

Par Fayçal Charif

Depuis peu, le sport mondial a repris son envol à nouveau après de brefs moments de répit. L’été, la chaleur et les vacances obligent les athlètes dans tous les sports à faire une halte, une pause, même de courte durée, puis de reprendre le chemin des stades, des pistes et des salles pour une nouvelle saison sportive, encore une, et cela dure depuis plus d’un siècle. Le football, sport roi, sport par excellence, sport super médiatisé, sport pour les riches et pour les pauvres est déjà sur orbite et c’est lui, lui seul, qui régule la planète… Sport !

Le football est un sport planétaire, il n’y a aucun doute là-dessus. Beaucoup l’aiment, l’adorent et le chérissent et ils sont très peu ceux qui ne l’adoptent pas et le refusent pour sa face cachée liée à l’argent qu’il génère et qui est souvent exorbitant. En effet, le football a une face cachée et occultée sciemment par ceux qui détiennent les règnes de son organisation et son fonctionnement. La FIFA, en est le « Parrain » officiel de ce sport qui déroute toute une planète, mais autour de la structure gravitent des affaires et des hommes d’affaires qui considèrent le football comme une ressource tout comme le pétrole, le gaz ou l’or.

La belle face de ce sport, la face visible, celle qu’on veut mettre en avant et en valeur, c’est celle du spectacle, le beau spectacle. Le spectateur pour apprécier le spectacle doit payer. Jadis, on payait un ticket d’entrée au stade, aujourd’hui on paye la retransmission des matches chez soi, devant sa télévision, allongé sur son divan…de l’argent, encore de l’argent dans les poches des riches. Il y a peu -ou pas- de sport qui peut faire pareil. Des sports réputés, comme le tennis et Formule 1 (sports de riches), l’athlétisme (sport de défiance personnelle) ou encore la natation (le sport le plus complet) font le spectacle et même le grand spectacle à dimension mondiale. Mais, la compétition reste occasionnelle et limitée dans le temps, à la différence du football qui a une saison pleine et entière qui s’étale parfois sur 11 mois et dans tous les pays du monde.

Un grand joueur de football est beaucoup plus cité par les médias qu’un homme politique. Les journalistes et les photographes se ruent sur Ronaldo ou Messi beaucoup plus qu’ils n’affluent et ne dirigent leurs plumes et leurs appareils photo vers un conflit, une guerre ou un génocide. La question a le mérite d’être posée… Pourquoi cet engouement pour le football ?

La réponse : Le football est un phénomène social ! Ce qu’il faut savoir et reconnaître, c’est que le football est un phénomène social et il l’est devenu avec le temps et par la force des choses. Aucun autre sport n’a pu -et ne peut- faire ce que le Football a fait aux esprits des humains et leurs habitudes. Le Foot a été -et est toujours- un sport pour tous. C’est le sport le plus pratiqué sur terre. Dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, il existe une idole. Un joueur de football qui devient une référence, un modèle, surtout s’il réussit son parcours. Avec les trois génies du football, le Brésilien Pelé, l’argentin Maradona, le franco-algérien Zidane, on peut déceler toute la magie du football. Pelé, Maradona et Zidane étaient des enfants des quartiers pauvres dans leurs pays respectifs.

Grâce au football, ils sont devenus des stars à l’échelle planétaire. Ils ont marqué les esprits par leur beau spectacle, par leur magie et leur efficacité. Et c’est là qu’ils sont devenus des références, surtout pour les jeunes, et des symboles de réussite pour les moins jeunes. Dans l’esprit des amoureux du foot, il se dit : « si tu es pauvre, tu ne peux même pas rêver de devenir Président de la République, mais tu peux devenir Président de la planète si tu fais du foot ». Même si c’est un raccourci, force est de dire que le foot reste le sport des pauvres…par excellence, et il a cette capacité de faire rêver. Amusés, mais quelque peu convaincus, les jeunes se disent que le football peut rendre une personne pauvre riche, très riche même.

Les exemples ne manquent pas pour eux, ils sont là, à portée de main, à portée de vue…et toute la jeunesse du monde rêve de devenir et de faire comme un Cruyff, Beckenbauer et Boby Charlton jadis, ou comme Ronaldo et Messi aujourd’hui. Mais les références ne manquent pas et ne manqueront jamais. Cette saison la folie des transferts des joueurs a donné le tournis. Les exemples les plus édifiants sont ceux de Neymar et Mbappé au PSG. Le monde avait les yeux rivés sur ses deux transferts pendant de longues semaines. Des jeunes au Brésil, pays de Neymar ou des jeunes au Cameroun, pays d’origine de Mbappé, s’identifient aujourd’hui à ces deux jeunes stars du moment.

Plus encore, c’est tout le continent d’Amérique du sud qui est fier de son enfant, et c’est toute l’Afrique qui scande le nom du nouveau arrivé au PSG. C’est tout cela un phénomène social. Mais c’est aussi un phénomène qui touche des peuples et des nations qui se donnent comme référence leur Équipe nationale de football. Ils la portent avec amour et fierté quand elle gagne et pleurent à chaudes larmes quand elle perd. Un match de football peut vider un quartier, arrêter la vie dans une ville, retenir le souffle d’un continent entier et même retenir l’attention du monde entier.

Aucun autre événement sur terre n’a la possibilité de faire ça ! Le côté obscur du foot, est oublié parce qu’à côté du spectacle et de la joie que procure ce sport pour les êtres humains, ils préfèrent rester sur leur bonne impression. De cet engouement et cette folie mondiale autour du foot, quelques rusés, souvent malhonnêtes, s’enrichissent. C’est la terrible facette, l’autre face, du sport roi.

C’est donc parti pour une nouvelle année de football à travers le monde. Une saison entière où on verra des buts et du beau spectacle pour le plaisir des yeux. C’est Planète Football…

Fayçal Charif