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Qui suis-je ? De Océane Fidoudi

De Océane Fidoudi

Un témoignage parmi tant d’autres. Enfin, j’ai essayé de réunir assez de force pour écrire cet article, car oui, faire face à cette question a été difficile pour moi.

Qui suis-je ? Comme un écho ayant bouleversé mon être…

Lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai été habitée par une angoisse, je n’arrivais plus à écrire une ligne, tout était confus, les doutes s’enchaînaient, les doutes existentiels étaient de retour, nos amis « le pour et le contre » étaient présents eux aussi. Sans penser au principal : Moi.

 

La question m’a été adressée tout de même, alors pourquoi chercher ailleurs qu’en Moi ? Pourquoi vouloir absolument se conformer à un esprit collectif ? Pourquoi vouloir se conformer à une histoire qui pourrait correspondre à tout le monde alors que de toute évidence, nous sommes tous DIFFÉRENTS. Nos pensées, nos représentations et nos idées sont, de surcroît, différentes !

Donc, Qui suis-je ?

Bon, ce qui est sûr, c’est que je suis un être vivant, je bois, je mange, j’ai des capacités, je suis un être humain, j’ai une confession, j’ai un prénom et un nom de famille, j’ai une identité inscrite sur des papiers.

Mais ne suis-je que cela ?

Non, je suis un être qui ressent, qui écoute, qui parle, qui a des idées, qui a des représentations sociales, qui a sa propre carte du monde, un être pensant.
Un être pensant qui a un passé, qui a vécu, qui est passé par plusieurs étapes d’apprentissages comme chaque individu : apprendre à marcher, apprendre à parler la langue dans laquelle je m’exprime, apprendre à lire la langue dans laquelle je m’exprime : Étape apprentissage.

L’apprentissage n’est pas inné, il n’est pas immédiat. Comme tout le monde, j’ai du passer par diverses phases de développement, et l’assimilation des différents savoirs qui peuplent ce monde en a été une étape, en est toujours une.

Un être en évolution constante, j’ai connu la souffrance, la perte d’un être cher, les amitiés, les « échecs », le bonheur d’être aimée, le bonheur d’aimer, la joie de réussir une épreuve, la tristesse d’échouer à une épreuve, et le choix de me relever ou non.
Un être qui a une histoire, qui a eu des parents, présents ou absents. Je suis le produit de la fécondation d’une cellule femelle et d’une cellule mâle. J’ai, sans doute, reçu une éducation, ou alors je m’en suis donnée une.
Nous ne choisissons pas notre origine, nous n’en avons pas le choix. Certes, nous n’avions pas programmé notre naissance. Mais depuis notre présence sur cette Terre, nous composons chacun avec notre héritage quel qu’il soit, compréhensible par l’Autre ou pas !

--Qui suis-je-- Par Océane Fidoudi
Qui suis-je ? D’Océane Fidoudi

Les expériences à travers lesquelles nous sommes passés depuis notre premier souffle, appartiennent au passé, nous les avons vécues et elles font parties intégrantes de la personne que nous sommes. Ce sont Nos expériences, Nos aventures où Nos mésaventures, et Nous seuls avons rencontrés ces Épreuves-là. D’autres les ont certainement connues, mais la manière dont nous nous sommes approprié ces situations, les émotions qui en ont résulté Nous appartiennent à Nous Seulement.

  • Un, est unique.
  • Un, me constitue.
  • Un, est ma personne.

Je suis la somme des leçons que j’ai tirées et apprises de mes expériences passées »
Les émotions qui nous parviennent à l’instant t. Les idées qui traversent notre esprit, nous sommes les uniques détenteurs de leur fluidité, il n’y a que nous qui puissions donner leur sens, leur signification, leur valeur, leur importance.
Je suis, ce que je décide d’être maintenant. Mes expériences passées sont contenues dans mon présent. Elles m’aident parce-que je veux qu’elles m’aident, je ne les considère pas comme des échecs, ni telles des ancres qui me retiennent, mais comme une partie de moi qui a été. Je n’admire pas la vie que j’aimerais avoir, je la vis. J’admire mon évolution, et je jubile à la vue de mes expériences futures.

Mais, n’est-on que son passé, n’est-on que son présent ? 
Oui OU non ?

Je choisis de dire :

« Je suis ce que je ne suis pas encore, je suis ce que j’aimerais être, ce que j’aimerais devenir, ce que je veux devenir ».

Nous sommes ainsi faits, nous sommes ainsi dotés : nous possédons la capacité de projection.
Projetons alors le film de notre vie :

« quand viendra la Mort (Vérité des plus vraies), qu’aurais-je aimé inspiré sur cette Terre ? Qu’aurais-je aimé être ? Qu’aurais-je aimé construire ? Qu’aurais-je aimé avoir ?
Aurais-je aimé être le capitaine à bord de mon bateau ?
Si oui, le suis-je actuellement ?
Si je ne le suis pas actuellement, qui est le capitaine à bord de mon bateau ?
Comme je souhaite le devenir, que dois-je faire pour y parvenir.
Quels moyens dois-je mettre en place pour le devenir ? »
Voilà la signification que j’ai voulu donner à mon « qui suis-je ? ».

L’autre ne peut discuter de ma représentation, car elle m’est propre, tout comme je ne peux discuter de la représentation d’une autre personne. Proposer est un verbe que j’estime être séduisant, Partager propose un enrichissement.
À la fin de ma rédaction, je crois avoir compris pourquoi la question avait provoqué une angoisse en moi ; tout simplement parce-que je n’avais jamais osé la confronter à ma réelle opinion. J’ai toujours laissé la réponse de cette question entre les mains de l’autre sans jamais prendre une position Définie à ce sujet.

Ainsi je laisse ma vérité s’exprimer :

Qui suis-je ? Pour moi, cette question n’a pas vocation à l’inscription de mon identité en un temps défini, car mon identité est en construction permanente, elle est muable, elle n’est pas définissable par l’autre, elle ne lui appartient pas : Elle m’appartient, Je suis le capitaine à bord !