Plus haut plus vrai

Rachid Assaoui, un peintre différent.

Bonjour  Rachid Assaoui, parlez-nous un peu de vous. Votre parcours, votre passion.

Mon nom est Assaoui issu de les ligné Ouassou (Ait Assou ). Marocain d’origine berbère, de la ville de Beni-Mellal, nous sommes originaire de Tafilalet. Mon village s’appelle Tagzirt qui vient du mot Jazira en arabe (petite île). Je suis arrivé en France à l’âge de 2 ans. Mon père est arrivé à l’âge de 18 ans. J’ai commencé à dessiner très tôt, nous avons ça dans la famille. J’ai été orienté vers une classe technologique, ensuite je me suis concentré sur mes résultats scolaires, qui devenaient excellents. J’ai fait un parcours dans lequel j’ai réussi à me distinguer. J’ai pu intégrer un parcours classique et je me suis orienté vers la littérature et l’art ! Pas de bac en poche à cause d’un zéro coefficient 9, ma disquette ne m’a pas renvoyé le travail fourni et il est devenu obsolète. J’ai fait 3 mois en internat dans un autre lycée à 30 km de la maison, encore d’excellents résultats mais ça m’a trop « chauffé les oreilles ». J’ai 38 ans aujourd’hui, né le 17 juillet 1979, j’ai fait mes entrées à l’école de Condé Paris 12eme sur concours, L’école de Condé est une école d’arts. Trop cher à l’époque 30 000 frs, j’ai fait 6 mois et je suis parti dans le monde du cinéma…Clip et films en tant que régisseur et assistant réalisateur.  J’habite à sens à 1h00 de Paris.

J’ai commencé tout simplement à gribouiller sur les cahiers en classe et sur les marges de feuilles au stylo Bic…, J’ai pris goût à l’évasion spirituelle et artistique. Petit à petit j’ai rencontré, dans mon parcours scolaire, des professeurs qui m’ont orienté vers un monde qui pourrait me convenir. Ce monde m’était complètement inconnu jusqu’au jour où je me suis laissé emporter par un poème « l’homme qui n’a jamais vu la mer » (le Clésio).

Comment êtes-vous venus à transcrire vos émotions sur un tableau blanc ?


Je m’oriente vers l’option arts appliqués, et là je me suis découvert dans un autre monde, puis lors de mon parcours, je suis tombé à maintes reprises sur des professionnels de l’image de l’art, ces derniers ont eu de cesse de me dire : « c’est ton truc vas-y ! »

De quel style vous vous retrouvez et pourquoi ce style ?

On dit de moi que je suis un coloriste, Et que je fais de l’hurban arts, moi je me sens aspiré par le style sans réellement le provoquer.

J’ai un style que je n’ai pas encore exploité et que je n’arrive à transcrire qu’avec un stylo et une feuille, mais viendra le moment où ça va sortir !

Je ne suis pas prêt pour le moment.

Pensez-vous qu’un peintre peut changer la vision du monde, où êtes-vous de ceux qui ne cherchent à faire passer les mots par des touches de couleurs ?

Un peintre peu changé la vision du monde si l’on s’y intéresse, bien sûr.

Pensez-vous que le peintre soit un rêveur ou un philosophe ?

Depuis mon plus jeune âge on m’appelle le philosophe…, Parce qu’au quartier je me promenais avec une pochette à dessin de 120 cm x 80 cm. Je prenais le train tous les matins pour aller à l’école à Paris, mais le peintre reste un philosophe plus qu’un rêveur.

La majeure partie de vos œuvres ont tendance à vouloir nous offrir une réflexion sur notre propre situation, une mise en lumière de notre condition humaine.

L’image est une réflexion surtout si elle est figée. L’homme la perçoit comme une pause dans le temps, (un arrêt sur image), le message passe quoi qu’il arrive, parfois intriguant parfois choquant et souvent apaisant.