Plus haut plus vrai

Tu seras une femme, ma fille !

Edito janvier-Février 2018

2017 aura été l’année de la re-libération de la parole de la femme. Nous sommes au début de 2018, deux clans naissent, celles qui défendent une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle et celles qui sous l’égide du féminisme revendiquent le droit à ne pas être importuné. De la marche de la femme à sa reconnaissance en tant qu’individu, elle rappelle qu’elle a un droit qui doit être respecté. Elle n’est pas un objet sous la convoitise de l’homme mais un être avec les mêmes droits et devoirs. Même dans les pays disposant d’une législation contre la violence, il est difficile de faire appliquer les lois. Alors la femme doit-elle parler ou se taire ? Depuis l’affaire Weinstein, la parole s’est libérée. Le hashtag « #Balancetonporc » en France ou « #Metoo » en Angleterre, permet à une certaine partie des femmes d’oser enfin parler. Il y a celles qui dénoncent leur mari, celles qui dénoncent une approche un peu trop insistante voire à la limite du viol, et la fille qui dénoncent son père (Affaire en court Dylan Farrow contre Woody Allen)

En France, l’instigatrice de « #Balancetonporc », Sandra Muller, est assignée en diffamation par Éric Brion. Le 6 février est la journée internationale contre les mutilations génitales féminines et l’excision. De plus en plus de journée internationale en l’honneur des femmes et pendant ce temps-là que font les hommes ? Se cachent-ils durant la tempête ? Rasent-ils les murs ? Doivent-ils utiliser des « gants » lorsqu’il tente une approche de séduction ? Le 21ème siècle est certes celui de la femme mais peut-il être aussi celui de la disparition de l’homme ? Aujourd’hui Maïwenn, les larmes au corps, réclame à son tour le droit d’être séduite, le droit de ne pas être jugée, le droit de ne pas être égale dans la douleur comme dans la résilience. Natalie Portman de déclarer : Proclamons haut et fort : voilà ce que je veux, voilà ce dont j’ai besoin, voici ce que je désire, voilà comment vous pouvez m’aider à atteindre le plaisir, faisons la révolution du désir. » L’histoire se joue ici et maintenant. « Tu seras une femme, ma fille »

La fameuse laïcité que l’on utilise à toutes les sauces dès que l’on prononce les termes de plus en plus tabous qu’est la religion. « Religieux toi-même ! » Appartenir à une religion est une version modernisée d’une appartenance à une secte. Comment parler de laïcité aux 21ème siècles sans être traité de radicale, de salafiste… de terroriste. La laïcité qui devait être une loi qui permettait de respecter les libertés individuelles telles que croire ou ne pas croire, et de séparer l’état du culte. Une loi qui à l’origine est dite « d’apaisement« .

Elle est fondée sur quatre piliers fondamentaux, la liberté, la séparation, la neutralité et l’égalité. Aujourd’hui la laïcité est un fourre-tout. Alors oui un Musulman, un Chrétien, un Juif peuvent être ou ne pas être laïque.

Nous sommes une République laïque !

Retrouvez durant ce mois les articles de nos chroniqueurs qui vous présenteront leurs réflexions sur nos deux thèmes (laïcité et la femme). Au plus près des sujets, nous les décortiquerons pour vous offrir une nouvelle vision toujours plus haute, toujours plus vraie. »

Khalid Louguid