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Il y a 62 ans, Rosa Parks refusait de céder sa place dans le bus

En refusant de céder sa place dans le bus il y a soixante deux ans, l'Afro-Américaine déclenchait le mouvement de lutte pour les droits civiques. Retour sur l'histoire de celle qui a initié le combat contre la ségrégation raciale.

Crédits photo (creative commons) : USIA

 

Le 13 novembre 1956, la Cour suprême vote la fin de la ségrégation raciale dans les bus municipaux. C’est une première victoire. Mais les violences et menaces racistes restent fréquentes en Alabama. Il faudra attendre 1964 pour que les lois Jim Crow soient abrogées par le Civil Rights Act, qui interdit tout forme de ségrégation. Dès 1957, le couple Parks déménage à Detroit. Là, Rosa rencontre le parlementaire John Conyers pour lequel elle travaillera jusqu’à sa retraite en 1988.

L’insoumise a continué sa lutte, notamment en participant à la marche de Selma à Montgomery, à la Million Man March en 1995 ou encore en manifestant pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Après la mort de son époux Raymond en 1977, Rosa Parks crée le Rosa and Raymond Parks Institute For Self-Development en 1987, dans le but d’encourager les jeunes à s’engager pour la communauté.

Elle est restée une des figures du militantisme pour les droits civiques, la justice sociale et la lutte contre le racisme. Son engagement a fait l’objet de maintes récompenses. En 1995, quarante ans après qu’elle ait refusé de se lever, le président Bill Clinton lui a remis la Médaille présidentielle de la liberté. Elle a également reçu la médaille d’or du Congrès, figure au National Women’s Hall of Fame. En 2013, Barack Obama inaugure sa statue dans la galerie du Capitole qui célèbre les personnages majeurs de l’histoire de chacun des 51 États.

Rosa Parks s’est éteinte le 24 octobre 2005. Elle fut la première femme à reposer sous la rotonde du Capitole pendant deux jours afin que les hommages publics lui soient rendus. Alors que les billets de 20 dollars pourraient bientôt être décorés du visage d’une femme importante de l’histoire des États-Unis, son nom circule parmi les favorites, aux côtés d’Eleanor Roosevelt ou encore Shirley Chisholm, première femme afro-américaine à avoir été élue au Congrès en 1968.